6 de març de 2016

Connaissez-vous la Bilipo?

[A livre ouvert, 5 mars 2016]


La question semble surgir de nulle part, et pourtant ele est tout à fait sérieuse. La Bilipo, comme son nom ne l’indique pas, est un lieu qui existe pour de vrai. Même qu’on la trouve en plein cœur de Paris. C’est vrai que ce n’est pas l’endroit le mieux connu des bibliophiles parisiens, et pourtant c’est une curiosité, je dirais même mieux : une rareté. Je veux parler de la Bibliothèque des littératures policières. Bilipo donc, pour les intimes. Suis-je la seule à penser que ça ferait un joli nom pour un chat ?
C’est non loin de la Sorbonne que la Bilipo a été fondée. Elle ouvre ses portes en 1995, rue du Cardinal Lemoine en plein quartier latin, avec une mission peu commune : conserver et promouvoir les littératures policières. Alors que celles-ci ont longtemps eu mauvaise presse en France, la nouvelle bibliothèque affichait l’idée somme toute judicieuse que, si le genre plaisait autant au grand public, il devait bien y avoir une raison. Cela méritait bien l’attention de quelques bibliothécaires et l’investissement dans des locaux dédiés au genre.
La Bibliothèque des littératures policières est unique à plus d’un titre. D’abord, elle est la seule bibliothèque parisienne à être consacré au roman policier (et à ma connaissance, elle est la seule bibliothèque à être consacrée à un genre particulier de romans). Mieux : elle est la seule bibliothèque dans toute l’Europe à être consacrée à ce genre ! Comme quoi il nous arrive encore d’être à la pointe de certains mouvements !
Au départ, ces trésors littéraires faisaient partie de la chasse gardée de la BNF. Mais il a été décidé de consacrer un lieu de recherche au roman policier, et c’est ainsi que toutes ces archives ont atterri rue du Cardinal Lemoine. La bibliothèque regorge de trésors : 55 000 œuvres de fictions, 4 000 ouvrages critiques, 4 000 dossiers thématiques et biographiques, plus tout un tas de magazines spécialisés sur le sujet. C’est le repaire idéal pour les fans de crimes et de romans noirs. On y trouve des romans, des bandes dessinées, des œuvres françaises comme étrangères (dont certaines disponibles en VO), et des archives impressionnantes de magazines et de revues qui n’existent plus. C’est bien simple : la Bilipo est la mémoire vive du roman policier mondial !
La Bilipo (décidément, je ne me lasse pas de cet acronyme fantaisiste qui ressemble à un nom de code pour initiés !!) organise régulièrement des conférences en rapport avec les littératures policières, et elles sont accessibles au grand public. Plusieurs prix littéraires accordés à des romans policiers se déroulent dans ses murs. Si vous vous promenez dans le quartier, n’hésitez pas à y faire un tour. C’est une curiosité unique en Europe après tout !





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